Je suis propriétaire du restaurant de l’auberge chez Christophe à Grosse Coque en Nouvelle-Écosse et je m’occupe de cette entreprise depuis 1996. On a debuté par offrir quelque chose d’assez simple du café, des soupes et ça c’est développé pour pouvoir offrir à nos clients des repas complets, à table et nous servons des milliers de clients par année.

On a voulu faire du restaurant, surtout pour le visiteur et aussi pour les gens de la place une expérience culturelle acadienne. Vous remarquerez qu’on a un peu d’art local dans le restaurant. C’est les gens qui nous ont amené ça, qu’ils l’exposent, on en vend pour eux donc ça devient une mini galerie d’art.

En 1755, les Britanniques ont déporté plus de 10 000 acadiens principalement vers la Louisianne et la France afin de s’emparer de leurs terres.

Nous offrons le fricot au poutine râpé à la poule, c’est une soupe au poulet et pomme de terre. La patate râpée c’est en grande partie la cuisine traditionnelle acadienne. On a dû développer une façon de permettre aux touristes de goûter à ce mets. Si vous aimez ça, là on vous en vendra, mais pas avant. On sait que ce n’est pas pour tout le monde, c’est juste pour les braves et les acadiens.

Ça certainement donné de l’ampleur à notre entreprise lorsqu’on a introduit l’élément musique. Et là, il faut vraiment réserver d’avance si on veut venir manger le jeudi soir, parce qu’on est limité, on a 55 places dans le restaurant. Les gens apprécient beaucoup cette ambiance et cette musique, les gens s’amusent bien.

Au Canada, le homard de l’atlantique est exporté dans plus de 55 pays de l’Australie au Vietnam.

On essaie d’utiliser, dans la mesure du possible, les produits du coin, les produits frais et en saison. Si la région peut être connue comme une destination pour avoir de la bonne bouffe, une belle expérience culturelle tout le monde en profite.

J’ai une très grande satisfaction d’avoir réussi à mettre sur pied une entreprise qui répond à mes besoins mais qui a répondu à un besoin de la communauté et je pense que lorsqu’on réalise que l’industrie du tourisme en Nouvelle-Écosse dépasse un milliard de dollars, il faut aller chercher une partie de ces ressources et de cet argent pour la communauté.